Santiago

Nous arrivons à Santiago au top de notre forme. Certes un peu fatigués, mais dépaysés et heureux. Rapa Nui nous a fait du bien.

Nous passons deux nuits dans la capitale chilienne. Mais une seule journée complète. De quoi faire un petit tour en ville et visiter les coins les plus prisés.

Santiago est une agréable surprise. Pas de là à se rouler par terre. Mais la ville est bien plus sympa que ne le prétend notre guide. Evidemment, c’est une grand ville. Avec les défauts inhérents à cet état de fait.

Fondée Santiago de la Nueva Extremadura par le conquistador Pedro de Valdivia, en 1541, la ville servit de base au massacre des indiens Mapuches. Malgré les répliques de ces derniers, les conquistadors ne quittèrent plus les lieux et développèrent la cité. Santiago fut le théâtre d’autres faits historiques importants. La déclaration d’indépendance du Chili en 1810. Elle fut également la scène de l’ultime bataille contre le pouvoir colonial. Et, plus proche de nous, le cœur du coup d’état financé par la CIA militaire qui renversa Salvador Allende. Propulsant au pouvoir le général Augusto Pinochet pour près de 20 ans…

2011. Angie et Nels sont dans la place.

La ville a de faux airs européens. On se croirait, parfois, à Bruxelles ou à Madrid. Calme, safe et loin du chaos de La Paz. On s’y déplace aisément grâce à un métro bien conçu. Santiago compte quelques quartiers intéressants. Assez centraux.

Bellavista, où nous logeons, avec ses bars et restos branchés le long de la Pio Nino, ses fresques murales, ses maisons colorées. Il y aussi Providencia, un barrio assez chic, avec de belles allées bordées d’arbres et des maisons du début du 20°s.

Puis, le Centro, séparé des quartiers nord par le rio Mapocho, avec sa place des armes, sa cathédrale Metropolitana, ses imposants bâtiments officiels (comme le Palacio de la Moneda), ses musées, etc.

Nous faisons également connaissance du marché au poisson. Avec ses restaurants typiques, rappelant Fisherman’s Wharf à San Francisco. Un ceviche pour Angie. Un plateau de fruits de mer… crus pour Nels. Un peu écœurant tout ça. Mais ce mercado vaut le coup.

Un petit tour par le musée chilien d’art précolombien. Hyper intéressant. Pour ses pièces. Statues, objets, outils, textiles. Et également pour ses panneaux chronologico-géographiques. Permettant d’avoir une vue transversale sur les périodes et les lieux de vie des différents peuples indiens.

Santiago est aussi une ville estudiantine. De nombreuses universités peuplent la capitale. C’est, d’ailleurs, une période de tensions entre le gouvernement et les étudiants. Cela fait plus de trois mois que ces derniers occupent les universités et manifestent pour réclamer la démocratisation de l’enseignement. Pour qu’il soit accessible à tous (actuellement, les étudiants doivent s’endetter très lourdement pour financer leurs études: un héritage de l’ère Pinochet). Un mouvement étudiant, sans précédent, très organisé, et qui est parvenu à déstabiliser le gouvernement en rassemblant l’opinion publique derrière lui. A suivre.

Parallèlement à cette révolte, il y a également une catastrophe aérienne qui affecte beaucoup la population chilienne. Jusqu’aux larmes, comme nous avons pu le voir à Hanga Roa. Il s’agit de l’accident d’un avion militaire sur l’île de Juan Fernandez. Parmi les 21 victimes, des personnalités de la chaîne de télé nationale TVN et des membres de l’ONG Desafío Levantemos Chile. Le plus dramatique, c’est que ces personnes se rendaient sur l’île pour soutenir les travaux de reconstruction de l’archipel, l’un des lieux les plus touchés par le tsunami de février 2010. Depuis plusieurs jours, ce drame occupe les écrans, les journaux, les émissions TV, les discussions dans la rue, etc.

On ne peut parler de Santiago sans évoquer deux éléments. Le premier, pourtant évident, se doit d’être cité. La ville, immense et constituée de pas mal de gratte-ciel, est dominée par des géants plus grands encore. Les sommets de la cordillère des Andes. Notre regard est constamment attiré par ces monstres enneigés. Ils ne quittent jamais la scène. Toujours présents dans le décor.

Deuxième point frappant. Les deux cerros (montagnes) qui se dressent au cœur de Santiago. Le premier, le cerro Santa Lucia, en plein centre, a été aménagé au 19° siècle. Ses nombreuses marches, ses terrasses en pierre, ses palmiers, sa Torre Mirador et ses bancs sont encore, aujourd’hui, le refuge des amoureux. Bien que la vue soit, maintenant, gâchée par les tours de béton et le nuage de pollution permanent. Un endroit charmant.

Le second, le cerro San Cristóbal, dans notre quartier de Bellavista, se grimpe en téléphérique. Une fois au sommet, et après avoir contemplé la magnifique vue panoramique sur la ville, un parc gigantesque s’offre à nous. Le parque Metropolitano. Promeneurs, cyclistes et autres skateurs y trouvent leur compte. Une belle promenade qui nous fait oublier que nous sommes dans une ville de près de 5 millions d’habitants.

Un subway pour clore cette journée bien chargée. Demain, nous quittons la ville pour plus de quiétude dans la station balnéaire de Valparaíso.

Nels

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Une réflexion sur “Santiago

  1. Merciiii les jeunes ! J'ai adorééé cette explosion de couleurs dans la ville ! Superbe photo d'Angie avec ce fond multicoloré…j'aime ! Vous trouverez sur le lien ci-dessous la musique qui accompagnerait une de vos photos (tag sur tôle…)

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