San Pedro de Atacama

Après nos merveilleuses aventures boliviennes, nous nous dirigeons vers plus de douceur. Au nord du Chili, un peu moins de 2.500m d’altitude, le village-oasis de San Pedro de Atacama. Rien que son nom évoque le rêve. Et que dire de son cadre? Situé au milieu du désert, entouré de volcans, de geysers, de paysages lunaires, de salars. Ce lieu s’annonce idéal pour y passer quelques jours.

En fait, non.

Dès notre arrivée, nous sommes plombés par notre hôtel qui n’honore pas notre réservation. Pire. C’est un long week-end et la ville est pleine à craquer. Nous voilà, avec nos sacs à dos, en quête d’une chambre triple. Après quelques bonnes gouttes de sueur, nous nous posons dans une auberge plutôt pas mal. Mais ils n’ont plus qu’une nuit de libre. On s’installe quand même. On avisera plus tard!

Qui dit “ville pleine à craquer”, dit “des touristes dans tous les coins”. En réalité, le village, pourtant très charmant, avec ses ruelles ensablées et ses petites maisons en adobe, est devenu LE centre névralgique du tourisme de la région. Avec tous ces aspects négatifs: restos et bars branchés, agences touristiques à tours de bras, rabatteurs, perte d’authenticité, etc.  Et surtout, des prix extrêmement élevés (surtout lorsqu’on vient de Bolivie).

Cette ambiance laid-back peut s’avérer agréable, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on recherchait. On prend donc assez vite la décision de ne rester que deux nuits sur place. Juste le temps de parcourir un peu la région. Nous évitons les excursions toutes faites, et beaucoup trop chères, pour partir à l’aventure, armés de nos VTT. Le choix se porte sur le nord de la région et la vallée de la lune (on zappe volontairement les geysers, salars et autres lagunes, déjà largement contemplés en Bolivie).

Départ pour les ruines de la Pukara de Quitor. Un fort du 12° siècle, surplombant l’oasis, qui fut l’un des derniers bastions des indiens Atacamas (pré-Incas) à résister aux envahisseurs espagnols. Il ne reste plus grand chose de cette forteresse dressée sur plusieurs étages, à flanc de colline.

On poursuit l’aventure le long du fleuve San Pedro. Suivis, depuis notre départ du village, par 2 chiens. Baptisés Mange-pierres & Bimbo. Avec nous, ils foulent cette terre aride et rocailleuse, traversent la rivière à plusieurs reprises et aboutissent à la Garganta del Diablo (la gorge du Diable). Un canyon extrêmement étroit. L’eau a dessiné la roche pour en faire un labyrinthe tortueux (à l’instar, en moins spectaculaire, d’Antelope aux US).

Le temps passe. Nous filons à toute vitesse vers le clou du spectacle: la vallée de la lune. Dans la Reserva Nacional Los Flamencos, à 15km de San Pedro de Atacama. Une longue route nous fait pénétrer dans la réserve et nous conduit le long des différents sites. La cordillère de Sel en toile de fond, des dunes géantes, des formations rocheuses étranges, des canyons, des gorges de sel, etc. La ballade est éprouvante, mais nos efforts sont récompensés par la beauté de ces paysages martiens lunaires. Sculptés par des siècles d’eau et de vent.

L’avantage d’être à vélo, c’est que nous nous arrêtons où bon nous semble. Au gré du vent ou de la beauté du décor. Le désavantage? On rentre exténués.

Après une bonne douche, on passe à table à la douane. En effet, nous ne partons que le lendemain matin, mais pour des raisons qui nous dépassent, nous devons prendre le bus (du lendemain donc), ce soir, pour aller au poste de frontière (à quelques centaines de mètres) dans le but de faire tamponner nos passeports. Nous faisons la connaissance de Bruno, un aventurier belge très sympa, et d’Alexandre, un tour-du-mondiste français no limit (il a fait pas mal d’expériences extrêmes, comme dormir dans la rue, dormir dans un aéroport plusieurs nuits, etc. Des idées retenir pour notre prochain tour du monde, ou pas!).

Une fois ces formalités accomplies, nous pouvons, enfin, nous installer dans l’un des nombreux restos du village. Assoiffés, on se jette sur un pisco sour, boisson nationale (revendiquée aussi par les péruviens). Et avec Yan, il n’y a pas de bon repas sans une deux bouteilles de vin. Nous goutons nos premiers rouges chiliens. Deux tannats pas mauvais du tout.

Bien saoulés par le vin et par nos discussions pseudo-philosophiques sur le mariage et la guerre mondiale dans le monde (voir ICI), nous ne tardons pas à…zzz zzz zzz!

5h. Un bus, direction Argentinaaavia le paso de Jama.

Quelques photos.

Nels

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