Cusco, les Incas et le Machu

Les jours filent et c’est déjà la dernière grande étape du périple avec nos mamans. Nous montons encore de quelques centaines de mètres pour atteindre la belle Cusco et ses près de 3.500m! On le sent. La respiration, quelques maux de tête. Pour Angie, c’est encore pire. L’alpaga de la veille est mal passé et la nuit en bus fut horrible. Arrivés à Cusco, et malgré la pluie, c’est un peu la délivrance. Direction notre hôtel, pour 2 jours de repos. Avant d’attaquer les nombreux points d’intérêt de la région.

En tant que voyageurs au long cours, repos est synonyme de foyer. De bercail. D’home sweet home. On a besoin de se sentir comme à la maison. Le choix d’hébergement n’est pas énorme à Cusco, mais bizarrement nous avons eu beaucoup de mal à choisir. Et au final, c’est un peu au pif que nous sommes tombés sur une seconde maison: le Chakana house. Un petit havre de paix  – un peu froid, il est vrai – tout récent, des chambres coquettes et, surtout, un accueil parfait. Yolanda, Denis & Eduardo, nous ont chouchoutés. Une famille péruvienne.

Installés pour deux jours, à ne rien faire de particulier. Le pied. On en profite pour soigner la petit Angie, pour discuter, manger et rigoler. Tout ça, sans aucun remord. Car, dehors, la pluie rend la ville morose et triste. Ces moments de détente nous donnent l’occasion de profiter des plats délicieux d’Eduardo et de sympathiser avec la famille Chakana. Les mamans peuvent mettre à l’honneur leur portignol et leur bruxellignol. Des dialectes qui leur sont propres et qui donnent des résultats étonnants. Des extraits? On va pas s’gêner:

– « Buena sierra, Madama! »
– « No oubliar, hé! »
– « Obrigadacias »
– « Vamos dans el chambré grando, ok? »
– « Combien coutar?« 

… et on en passe! Sans oublier que pour Mae, il y a une constante: « Oh, qu’est-ce que les péruviens sont gentils et serviables! ».

C’est bon le farniente, mais des choses sérieuses nous attendent! On a décidé de quitter Cusco pendant deux jours (en laissant nos bagages à la maison Chakana) pour visiter la région. Pour plonger au cœur de la civilisation inca. A nous le Val Sagrado, avant le mythique, le célèbre, l’illustre: Pichou Michou Machu Picchu.

Un petit mot sur les Incas.

Civilisation précolombienne qui prend naissance au cours du 13° siècle et qui va fonder un empire gigantesque, entre le début du 15° et la fin du 16° siècle. À son apogée, l’empire s’étend de la Colombie actuelle jusqu’à l’Argentine et au Chili, par delà l’Équateur, le Pérou et la Bolivie. Les Incas seraient originaires des rives du Lac Titicaca. Ils firent de Cusco leur capitale et berceau. Leur langue officielle était l’aymara, bien que le quechua fut très usité. L’empire était caractérisé par une importante organisation et présence de l’état, dirigé par Sapa Inca – le chef principal. Cette puissance, conjuguée à un désir permanent d’expansion, leur permit d’assimiler de nombreux peuples (Moche, Tiwanaku, Nasca, Chimu, etc.), tout en récupérant leur savoir, constructions, avancées et organisation.

Les grands ouvriers de l’empire furent l’empereur Pachacutec et son fils Tupac Yupanqui. Malgré l’absence d’un système d’écriture et leur ignorance de la roue, l’empire fonctionnait comme sur des roulettes. Et la communication était bien rodée – notamment, grâce à un système de messagers qui se relayaient très souvent. Ils étaient très avancés dans de nombreux domaines. En agronomie et en hydrologie, via la construction de systèmes complexes de canalisations, des aqueducs, des canaux surélevés et sans oublier leurs cultures en terrasses. Cet ensemble sophistiqué leur permettait de ne jamais connaître de disette. Ils étaient également très perfectionnés en matière d’architecture – construisant des bâtisses à étages ou encore des murs aux pierres énormes parfaitement emboîtées, qui tiennent toujours debout -, de médecine ou encore d’astronomie.

C’est sur ce super-empire que tombèrent les conquistadors espagnols, vers 1530. Empire avancé, certes, mais en proie à des guerres de succession qui vont affaiblir l’état central. Evidement, les espagnols n’y sont pas étrangers. Apport de maladies (entre autres, la variole), asservissement, corruption, famine, pillages (on ne compte pas les quantités d’or et d’autres matières volées), évangélisation forcée, etc. En l’espace de 50 ans, l’empire Inca est disloqué. Cela s’explique également par la révolte de nombreux peuples (pas complètement, apparemment) assimilés. A la fin du 16°, on ne compte plus que 2 millions d’Incas contre 12 millions à l’arrivée des espagnols. Le massacre fut sévère!

Revenons à nos aventures. Nos deux jours de trip sont divisés de la sorte: un jour pour parcourir la vallée sacrée des Incas, le Val Sagrado, depuis Cusco jusqu’au village de Ollantaytambo. De là, nous prendrons un train pour Aguas Calientes, la rampe de lancement du Machu Picchu.

Le Val Sagrado

Nous décidons de parcourir la région en taxi, à un prix fort démocratique: 35€ pour la journée. Notre chauffeur s’appelle Edimir. Il faut avouer que ce mode de transport offre un confort non-négligeable. Nous avons pris le boleto turistico, un pass (assez cher, et que nous n’avons malheureusement pas vraiment rentabilisé. Mais avions-nous le choix? Non!) qui permet d’entrer sur plein de sites touristiques.

Le Val Sagrado, aussi appelé « vallée du fleuve Urubamba », est une région qui compte d’innombrables sites incas (et sans parler de ceux qui sont encore à déterrer). Par manque de temps, nous avons été forcés de faire notre choix parmi tous ces lieux.

Au terme d’une route splendide, nous arrivons à notre première étape: Chincherros. Un charmant village, encore très authentique. Nous y découvrons les premières ruines. Des murs aux blocs de pierres excellemment ajustés. Il y a aussi un petit marché artisanal où les mamans ne se privent pas pour acheter quelques souvenirs. Nous visitons les terrasses incas, perdues dans la campagne. Un soudain sentiment de bout du monde nous envahit. Nous terminons la ballade par la visite de la superbe église coloniale, construite sur des murs incas. Une superstition espagnole. Histoire d’écraser symboliquement le peuple conquis.

En voiture Simone, direction les Salinas de Maras. Non, vous ne rêvez pas, ce sont bien des terrasses de sel, sans la mer! En effet, il s’agit d’un minuscule cours d’eau qui dissout de grandes masses de sel concentrées dans la montagne. Grâce à un système ingénieux de canaux, le cours d’eau abreuve près de 4.000 bassins. Dont certains sont pré-Incas. Les Incas (une belle preuve de leur mode d’assimilation des peuples) vont se les approprier, en construire d’autres et améliorer l’ensemble. De grandes quantités de sel sont toujours produites ici. Vous remarquerez sur les photos que les bassins ne sont pas blancs. Ceci est du aux fortes pluies qui frappent la région depuis quelques semaines. Quoiqu’il en soit, le spectacle est I.M.P.R.E.S.S.I.O.N.N.A.N.T.!

Troisième étape. Le laboratoire de Moray. Ce sont ces fameuses terrasses circulaires (il y a au total trois espèces d’amphithéâtres). Laboratoire, car on suppose que leur position, ainsi que les différents étages, servaient à créer des micro-climats différents. Ceux-ci permettaient aux Incas d’étudier l’évolution des cultures dans différentes conditions climatiques, prévoir les rendements de production et ajuster les cultures aux différentes régions de l’empire. C’est juste génial.

Dernière arrêt taxi. Le village au nom imprononçable d’Ollantaytambo. Un petit repas local, un détour par la gare pour confirmer nos tickets et nous partons à l’assaut du temple. Il faut savoir que le village était une forteresse inca, qui demeure quasi identique. On sent le doux passage du tourisme, mais rien de grave docteur! C’est vraiment mignon, même si nous n’avons pas eu beaucoup le temps de nous attarder dans les ruines du temple.

En effet, le train pour Aguas Calientes nous attend. Et au prix que ça coûte, faut pas le rater! C’est exorbitant. Un léger sentiment de vol. Perurail profite de sa position monopolistique et se sucre allègrement. Il n’y aucun autre moyen d’accéder (si ce n’est un accès à pied, très long et de plus en plus bloqué par les autorités locales) à Aguas Calientes et, donc, au Machu. Pas le choix, il faut allonger les tickets sur la table! Heureusement, le train est confortable. De plus, grâce à un véritable puzzle humain, nous avons réussi à nous retrouver à 4.

Enfin à Aguas Calientes. Il est tard. Il nous faut encore trouver un hôtel dans cette ville sans charme. Une vraie ville à touristes pour les touristes. Aucune authenticité. Mais passons, nous voulons juste dormir. Bien manger semble utopique ici. Quelques négociations plus tard, nous nous retrouvons dans une chambre triple (à 4), tout à fait correcte. La nuit va être courte. Pourquoi?

Le Machu Picchu

Comment vous l’expliquer? En bas, à hauteur de la rivière, le village ultra-touristique de Aguas Calientes, entouré de montagnes et de végétation. 400m plus haut, sur un promontoire rocheux appelé Machu Picchu – le « vieux sommet » -, la plus grande partie de la mystérieuse cité Inca. En face, à 400m au-dessus, la « jeune montagne« , le Huayna Picchu. Les deux se visitent. Mais le Huayna est un bonus. Pour le gravir, il faut arriver parmi les 400 premiers visiteurs du site. Ce qui signifie: très tôt le matin.

Vu que les premiers bus, en provenance d’Aguas Calientes, arrivent au Machu vers 6h, il faut essayer d’y être avant. Et, vous l’aurez compris, nous avons décidé de le faire. Au programme: les mamans vont tranquillement (vers 10h) en bus jusqu’au Machu, alors qu’Angie et Nels partent sur les coups de 3h du matin, histoire de faire la première ascension (celle du Machu, donc) à l’aise et d’être dans les 400 élus.3h. Armés de nos frontales, nous nous lançons à l’assaut de l’un des sites les plus convoités du monde. Il fait noir de chez noir. Seul le bruit du fleuve guide nos pas. On est hyper motivés, mais on va vite déchanter. En effet, arrivés au pont qui doit nous permettre de traverser la rivière, on se rend compte qu’il est bloqué par des gardes. Trois autres touristes sont déjà présents. Soumis, comme nous, à la nouvelle règle: « on ne passe pas avant 4h50 »! C’est clair. C’est le coup de massue, car on se rend bien compte qu’à 4h50, on ne sera plus 5 touristes, mais bien 150!

4h50. Le pont est ouvert. C’est la bousculade. Chance, on a pu vaguement sauvegarder notre place dans la looongue file (si on occulte les deux c$#% qui, arrivés 50°, ont fait du cirage de pompes de flic pour se retrouver premiers)! Une fois la rivière traversée, c’est le début de l’ascension via un sentier en escaliers. Très irrégulier, pentu et sombre! 150 blaireaux comme Bézu: à la queuleuleu! C’est la course, mais, heureusement, c’est difficile. Ce qui fait que les gens se suivent, plus qu’ils ne se dépassent (on a quand même dépassé les deux c$#%, cités ci-dessus, quasiment asphyxiés sur le bas côté. On se l’était dit: « Avec son gros c**, elle ne montera jamais »)!

Résultat des courses: on arrive au sommet à 5h45. Dans les 25 premiers. On a notre cachet pour le Huayna. Premier défi de la journée remporté haut la main! Un peu de file plus tard, on pénètre dans l’antre du géant. Le ciel se lève à peine. Un brouillard épais couvre les sommets voisins. Une ambiance mystérieuse pèse sur la cité.

On a décidé de monter le Huayna dans la vague de 7h (il y en a une seconde vers 10h). Arrivés à l’entrée, à nouveau la file. On a tous LE cachet, mais les gens se sentent quand même obligés de se bousculer. On envoie tout promener et on va jouer avec les lamas. Pas Bernard ni Serge, hein.

45 minutes plus tard, on se repointe et on attaque l’ascension du Huayna. Pour le coup, c’est vraiment vertigineux. Des escaliers à flanc de colline, qu’il faut par endroit gravir avec les mains. Crevés, nous parvenons au sommet. A 2720m. La vue est splendide, même si un peu masquée par un épais brouillard. On parcourt les quelques vestiges, avec quelques 200 personnes sur 75cm² (c’est à peine exagéré). On se débrouille pour trouver une pierre confortable et c’est parti pour la sieste (« Oh hé! On s’est réveillés pour rien à 3h du mat’ »).

Aaahouuuaaaouwwhaaaaa…uuuhiii…uuu (cri de réveil). Le brouillard s’est dissipé. Les touristes aussi (grimper tout ça pour repartir après 15 minutes, mouais, tant mieux pour nous). On le voit. Le Machu est là. 400m plus bas. Plein de petits touristes-fourmis qui s’engouffrent dans ses allées. On est récompensés de nos efforts. Quelques photos souvenirs et on se fait chasser par un surveillant (‘faut céder sa place au second groupe de 200).

Nous entamons la descente. Non sans difficultés, mais avec la perspective joyeuse de retrouver nos mamans. Une fois en bas, nous les apercevons très vite. Deux petites touristes, en short, avec de grands chapeaux et des sacs de courses en main! Elles sont mignonnes. On se retrouve, on échange nos aventures (elles aussi en ont vécu des aventures: savourer le petit dej’, faire encore des achats, prendre le bus, etc.) et on se pose. Angie et Nels sont légèrement fatigués, mais on ne vient pas tous les jours à Disneyland au Machu Picchu. Donc, c’est (re)parti pour une petite ballade et LA photo souvenir de ce lieu unique.

Une cité Inca construite dans un lieu incroyable, probablement vers 1440. Par Pachacutec. Le mystère plane encore sur bon nombre d’éléments. Il s’agirait, à la fois, d’une seconde résidence de l’empereur et d’un lieu de culte. Comportant une zone agricole (des terrasses) et une zone urbaine, abritant entre 300 et 1000 personnes, issues de l’élite. La cité était connue des conquistadors espagnols, mais ils ne s’y sont jamais vraiment intéressés. Laissant le soin à Hiram Bingham, archéologue et professeur, de rester dans l’histoire. En effet, en juillet 1911, cet explorateur américain a officiellement et « scientifiquement » découvert le site.

Tout ça, c’est bien beau, mais nos impressions. Au risque de choquer les âmes sensibles, nous n’avons pas été plus charmés que ça par le Machu. Oui, c’est génial. Les Incas. Waouh, le lieu insolite. Le mystère. C’est super tout ça. Mais nous. Notre sentiment. C‘est mitigé. Du vol organisé pour les prix (train & entrée) au brouillard qui nous a gâché la vue. En passant par la sensation d’être à Disneyland, avec ses files et sa foule, par les techniciens et le matos  – en effet, le site célèbre ses 100 ans et l’anniversaire sera télévisé -, par les ruines (les temples d’Angkor sont tellement plus beaux) en elles-même. On a été un peu déçus. Pour être plus précis, la magie n’a pas opéré! Le coup de foudre n’a pas eu lieu. On a certainement une part de responsabilité: le fait de vouloir faire le Huayna nous a plongé dans une course fatigante, nos attentes étaient élevées, etc.

Bref, il faut y aller sinon on se fait lyncher. Et c’est beau et impressionnant. Mais, pour nous, ça restera surtout un très bon souvenir avec nos mamans!

C’est déjà l’heure de repartir. Bus (on est pas fous, on ne va pas redescendre à pied), puis train (celui qui coûte une fortune) directement vers Cusco. A l’arrivée, Edimir nous attend. Il est tard, nous sommes soulagés d’arriver à la maison. La famille Chakana nous attend chaleureusement. Un bon repas et au lit!

Notre livre avec les mamans comporte un dernier chapitre.

Cusco

Deux jours pleins pour profiter de Cusco avec Mãe et Choum. Pas de grosses visites. Exit les sites aux alentours (Sacsahuaman, Pisac ou encore Tambomachay). On se concentre sur la ville. D’autant plus, qu’il s’agit des 100 ans du Machu Picchu. Nous sommes chanceux d’assister à ses belles festivités. Danses, costumes, concerts, lectures de poésies, défilés de mode et un peu de contestation aussi. Certaines minorités ont l’impression d’être délaissées par l’appareil étatique, qui se concentre plus sur les sites et leur présentation aux touristes que sur la préservation de la culture, encore vivante dans les villages. A titre d’exemple, seuls 15% des revenus du tourisme de la région restent dans la région. L’énorme manne financière, accumulée par le Ministère de la Culture et Perurail, retourne à Lima dans les poches de quelques uns.

Promenades sur la splendide Plaza de Armas. Découverte du quartier San Blas, avec ses ruelles, ses maisons blanches et bleues, ses fleurs, ses tenues traditionnelles et ses… lamas! On fréquente beaucoup les marchés. Notamment le marché artisanal pour d’autres (encore?) souvenirs. Le marché alimentaire pour découvrir tous ces produits que nous prenons plaisir à déguster dans nos assiettes. Petite dédicace pour les viandes. Un peu de tout, nonchalamment étalé! Des têtes de porc, des roubignoles de bœuf, des mâchoires, de la langue, des tripes et on en passe.

Cela nous mène forcément à table. Mais pas pour goûter la spécialité locale: le cuy, du cochon d’inde à la broche. On n’a pas eu le cran! On s’est contentés d’un succulentissime restaurant: le Chuwa! On ne s’est pas privés pour la dernière soirée avec les mamans. Ceviche et aji relleno en entrées, lomo saltado en plats, mousse de quinoa (on ne vous en a pas parlé, mais on retrouve cette pseudo-céréale – ce n’est pas un graminée – à toutes les sauces. Normal, on est dans le pays du quinoa) en dessert. Vin, bière, apéro, digestif, eau, liquide vaisselle, tout y est passé!

On passe la dernière nuit à ficeler les sacs de nos mamans. Elles repartent avec 20kg de plus. On réparti l’ensemble, histoire qu’elles ne se fassent pas pincer pour contrebande de laine d’alpaga et produits dérivés.

Un dernier taxi. L’aéroport de Cusco. Un contrôle de douane négatif (ouf). Un petit dej’ à la hâte. Des bisous tout plein. Une petite larme. Merci les mamans! C’était magnifique!

On se retrouve de nouveau à deux – ça faisait un bail -, prêts à replonger dans l’aventure.

Nels

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6 réflexions sur “Cusco, les Incas et le Machu

  1. un petit bisou à vs les globes…c'est quoi ça?? le pichou michou??? lol cela doit être du mélange de portugnol et bruxellignol ..hihihi Bernard et moi souhaitons que Jan ou yan..pardon ortho…iii soit aussi émotif que les mamans et vs aussi…n'empêche que les COMADRE (s) ont passé une petite soirée géniale …entre nous comme avant bonne continuation les jeunes ..tjrs aussi prudents que ce que les mamans ont vécu avec vous …
    plus que 3mois de rêve et ensuite! bon retour sur votre planète on vs aime

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