Sin City

Après plus de 20 heures de voyage dont 14h dans un avion géant, nous atterrissons à Los Angeles. Etats-Unis. USA. Les premiers pas dans ce gigantesque pays pour Nels. Une seconde visite pour Angie. Mais, la première fois, c’était New-York. Et dans un si grand pays, les différences entre états, régions ou villes sont énormes!

Les Etats-Unis, donc. L’introduction sera brève. Quelques mots concernant l’histoire de la colonie devenue super-puissance. Des peuples indiens à la première force militaire mondiale. En passant par la colonisation européenne, le génocide indien (on parle de 10 à 20 millions de morts, rien que pour l’Amérique du Nord) et l’Indian Removal Act, le commerce triangulaire, la déclaration d’indépendance, la ruée vers l’or, la guerre de sécession, les cow-boys & le far-west, le pétrole, le chemin de fer, le capitalisme américain, les industries de l’automobile et de l’armement, Wall Street, le débarquement, les bombes atomiques sur le Japon, la guerre froide, le Watergate, la guerre du Vietnam, le néo-colonialisme, Kennedy, la conquête de l’espace, Hollywood, les années Reagan, les guerres en Irak & les Bush, la « lutte » contre le terrorisme… Ne nous étalons pas, la version officielle de l’histoire des USA, on l’a connaît tous, de gré ou de force!

Nous sommes donc à LA, en Californie. Mais pas pour longtemps. Un bus Greyhound nous attend de l’autre côté de la ville pour nous emmener à Las Vegas. 7h de trajet de plus. On est sur les rotules. Mais ces premiers moments passés sur la côte ouest nous en mettent déjà plein la vue. On a l’impression de tout « reconnaître ». Les rues larges et aérées, l’aspect désertique, la forme des maisons, les enseignes commerciales, les grosses bagnoles, le style des gens, les quartiers paumés, les grands formats, les vrais nigga, les hispaniques, etc. Films et séries nous ont abreuvés de toutes ces images. On est tout de même étonnés de la présence si massive de la langue espagnole. C’est vraiment la deuxième langue nationale. Même à Bruxelles, le flamand n’est pas aussi présent. Mais, au fond, rien de plus normal. Pour le comprendre, il suffit de lire le nom des villes et de retourner quelques siècles en arrière, lorsque toutes ces régions de l’Ouest appartenaient aux espagnols.

Las Vegas. Nous y sommes. Une ville champignon. Qui a poussé au cœur du désert. Au milieu de nulle part. Dans l’état du Nevada. Propulsée par le chemin de fer reliant Salt Lake City à Los Angeles, la ville a résisté à la Grande Dépression en légalisant les jeux d’argent. Depuis cette époque, Las Vegas, l’hédoniste, a explosé pour donner naissance à la capitale mondiale du jeu et de tous les vices afférents. Chaque année, plus de 40 millions de visiteurs s’entassent dans les casinos pour tenter leur chance.

Il y a Downtown, là où habitent les locaux. Sordide et un peu glauque, cette partie de la ville compte dans ses rangs les plus anciens casinos de la région.

Puis, le Strip. Las Vegas Boulevard. Le Las Vegas tel qu’on le connaît internationalement. On arrive le soir. Des lumières partout. C’est réellement impressionnant. Notre hôtel, le Flamingo, est situé en plein cœur de l’artère. Notre chambre est vraiment top. Grande, lumineuse, avec trop de tout le confort – du style, une télé incrustée dans le miroir de la salle de bain, pour ne pas rater une seconde de lobotomisation télévisuelle – et surtout une magnifique vue sur le Strip. Plus précisément sur le Caesar Palace et sa Rome antique. Car, comme vous le savez certainement, chaque hôtel est décliné selon un thème bien précis. Mais nous y reviendrons.

Pour notre première soirée sur place, nous sommes harassés. D’ailleurs, nous aurons beaucoup de mal à récupérer de ces 48h de voyage, quasi sans dormir. On fait tout de même une petite promenade. On traverse notre casino (oui, chaque hôtel à son propre casino), on visite l’un ou l’autre casino voisin. On se fait le plat local: un hamburger, dont la taille est indécente. Et on rentre sagement se reposer.

Dès le lendemain, on attaque le plat de résistance: la visite des différents hôtels-casinos du Strip. Et là, on se dit que c’est fou. C’est trop. C’est démesuré. C’est gigantesque. C’est limite obscène. Un parc d’attraction pour adultes. C’est évidemment splendide, aussi. Car les petits plats ont forcément été mis dans les grands à coup de milliards de $. Chaque hôtel-casino possède ses piscines, ses restaurants, ses galeries commerciales, ses salles de spectacle, etc. Ils sont plus luxueux les uns que les autres. Ça déborde de paillettes, de brillant, de strass. C’est parfois somptueux. Souvent kitsch. Mais, toujours tourné vers un objectif: la consommation.

Le Caesar Palace, dédié à Rome et ses plaisirs. Une reproduction de la fontaine de Trevi et une superbe galerie commerciale, le Forum Shop, où des fresques incroyables, des statues gigantesques, un faux ciel en guise de plafond ou encore des fontaines chatoyantes côtoient les plus grandes marques. Le Wynn. Splendide. Du luxe dans chaque recoin. Tout y est magnifiquement décoré. Une salle de spectacle circulaire abritant une piscine en son centre et qui accueille le spectacle de Franco Dragone, le Rêve. Le casino y est également impressionnant.

Le Venitian et sa Venise reconstituée. Le Paris avec sa reproduction de la tour Eiffel (à l’échelle 1/2 tout de même). Le Luxor et sa pyramide de verre et son obélisque. Le Bellagio et sa fontaine abracadabrantesque (merci à Jacques C. pour cet adjectif très utile). Le MGM Grand… immense. Le New-York, New-York avec sa statue de la liberté et ses quartiers bruxellois new-yorkais reconstitués. Le Planet Hollywood, l’Excalibur et son château. Le Mandalay Bay. Et la liste est encore longue. C’est inimaginable. Un peu à l’écart du Strip, la folie continue. D’autres hôtels et casinos, bien moins étincelants, mais bien plus abordables.

Le soir, le Strip se vêt de sa plus belle tenue de lumière. De partout, elle scintille et semble susurrer, de sa voix douce et sensuelle: “Vien$ joueeez avec moi! Je $ui$ $ur que tu le veux”.

Vegas, c’est aussi des milliers de touristes entassés. Une foule immense se bouscule sur le Strip. Dans les casinos, les bars, les magasins, les soirées privées, les fêtes (à la MTV. Vous vous souvenez de l’émission The Grind? Et dire qu’il y avait ça à l’hôtel et qu’on y a jamais mis les pieds!) dans les piscines des hôtels. Une plèbe décomplexée et d’humeur joyeuse. On trouve de tout à Sin City. Des familles, des groupes de jeunes, des couples de papys en quête d’une nouvelle jeunesse, des étrangers, des américains, etc. Peu d’enfants, c’est vrai. Et heureusement, peut-être.

Et comme Vegas, ce n’est pas que le jeu, une foule de jeunes femmes très légèrement vêtues vous rappellent que le $exe peut se consommer aussi. Pour les plus timides, le mini-short combiné à la blouse rikiki est un minimum. Il n’est pas rare d’en croiser de moins frileuses, vêtues d’un simple bikini. Oui, en rue, tranquille! Fais chaud, hein! Mais la tenue classique à Vegas, c’est la mini-mini-robe hyper moulante de couleur flashy(hé non, les gars, on n’a pas de photos de ça)!

Et le shopping dans tout ça? C’est pas trop mal, selon Angie. Mais la consommation à outrance nous donne un peu la nausée. Alors, on se concentre sur un seul objectif, qui deviendra une obsession: Apple. On s’est décidés à acheter un iPad, vu les prix intéressants. Et puis, on a quelques demandes en provenance de Belgique. Très vite, on tombe sur une tuile (c’est une image, hein): la politique d’Apple en matière de stock. Ils sont out of stock, partout! Seule solution, faire la file deux heures avant l’ouverture du magasin. …oui, on l’a fait! On a honte! D’autant plus, et ce malgré deux pole position et une quatrième place, qu’on est repartis bredouilles de Las Vegas. Ce n’est que partie remise… Ou pas!

Mais, concluons, bon sang!

Las Vegas, on peut en parler des heures. On en prend plein la tronche. Ca va dans tous les sens. A tel point, qu’après une journée sur place, l’overdose et déjà proche.

Heureusement, notre séjour va très vite prendre une nouvelle tournure. En effet, dès notre seconde journée, nous prenons possession de notre monstre. Notre compagnon pour les 15 prochains jours. Notre camping car, aussi appelé RV pour ramping var recreation vehicule! Il s’appelle Apollo Creed et fait 31 pieds (plus de 9 mètres) de long. Possède une autonomie en eau, électricité, des toilettes, une douche, la télé, une grande chambre, trois autres lits, un salon, une cuisine équipée, deux slides (pans de murs qui s’écartent mécaniquement pour agrandir l’espace) et un réservoir de plus de 200 litres… Glups! Mais pourquoi si grand, vous demandez-vous? La réponse est pour bientôt!

On prend nos marques et on décide de se poser deux nuits… Sur le parking arrière du Flamingo.On est passés de clients VIP à gratteurs-de-parking-sans-toit-fixe. Et en plus, on aime ça. C’est pour nous, le temps de faire des courses et de préparer notre parcours dans les parcs nationaux! Un petit mot sur les courses.

On fait, d’abord, le plein dans un magasin 99 cents! On a 50 articles, ça côute 50$! C’est magique. Puis vient le mastodonte. Le Wal-Mart. Le géant de la grande consommation. Il n’est pas si différent de nos grands Carrefour. Mais quelques détails sont évocateurs du mode de vie local et, en particulier, les quantités. Tout est sur-dimensionné. Un pot de yaourt ou de glace fait minimum 1 litre. Le rayon des surgelés fait quatre fois celui des fruits & légumes. Plats préparés et le tout-pour-l’hamburger sont présents en masse. Les clients ont a leur disposition des voiturettes pour faire leurs courses. Pour éviter de marcher, donc! Pourquoi pas, hein? On juge pas, nous: t’as un gros cul, tu veux peut-être le garder. On sait pas, nous.

Ce sont nos premiers pas hors du Strip et on commence à voir un autre visage des Etats-Unis. Moins glamour. Où obésité et misère sociale sont la triste règle. Mais toujours avec le smiley à l’américaine! Ils ont la parlote facile et la sympathie au bout des lèvres. Y a toujours un peu de show.

Après plus de 4 heures dans les supermarchés, nous voilà parés pour l’aventure. A nous, les parcs nationaux!

Les photos de Las Vegas, la ville du péché, sont en-dessous.

Nels

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

4 réflexions sur “Sin City

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s