Gili

Les Gili (prononcez Guy Li, pour éviter toute moquerie à votre égard) sont 3 petites îles (comme le nom ne l’indique pas, gili signifie île) au large de la côte nord-ouest de l’île de Lombok, la voisine orientale de Bali. Vous avez suivi?

La plus grande, Trawangan, est aussi la plus touristique. De nombreux hôtels, restaurants, huge party’s et clubs de plongée y ont, depuis de nombreuses années, pris leurs quartiers. Il faut également préciser, au sujet de Trawangan, que les champignons y sont rois!
L’île « du milieu », Meno, est la plus petite, mais également la plus sauvage. Encore très peu d’infrastructures sur cette dernière. Et enfin, celle que nous avons choisie pour poser nos backpacks, Air. La plus proche des côtes de Lombok, la plus équilibrée entre tourisme et nature.

De Ubud, nous excluons le trajet bus+ferry (près de 10h au total) et prenons un ticket combiné navette+speed boat, avec la compagnie GiliGili pour quelques 250.000 rupiah par personne (autour de 20€). Un trajet de luxe. Navette climatisée, prise en charge des bagages au port de Padang Bay et un speed boat de haut standing, réellement speed qui plus est.

A notre arrivée sur Air, nous sommes harcelés par les rabatteurs. Rien de plus classique. Nous prenons une charrette, oui une charrette à cheval! On ne vous l’a pas encore dit, mais sur les Gili, point d’engins motorisés! Nous prenons donc notre oscar (c’est ce que Nels croyait comprendre, en réalité, nos amis giliens parlaient des horse-car. Fallait le savoir!) en direction de l’hôtel Gili Air, avec l’assurance de ne pas être forcés d’y prendre une chambre. Un peu déçus par l’ambiance tristounette de l’endroit, nous y laissons nos bagages et partons à la recherche DU bungalow de rêve.

Après un tour complet de l’île, par la plage, nous y voyons plus clair. La côte nord-est est fort fréquentée. Petits restos au bord de l’eau, clubs de plongée et hôtels. Mais cela reste soft et plutôt bien intégré au décor. A l’est, l’embarcadère et pas mal d’établissements. Pas très glamour! En se dirigeant vers le sud, les plages deviennent plus sauvages, mais moins belles. Et les endroits pour loger se font rares. Le sud et la côte ouest sont vraiment les coins les plus abandonnés. Peu d’hôtels, mais de très belles plages sur la côte ouest en remontant jusqu’au nord. La partie la plus intéressante est probablement celle-là. De la côte nord-ouest à la côte nord-est. Le bon compromis entre solitude, logements, belles plages, commerces et restos. C’est donc, sans mal, que nous choisissons un bungalow très sympa au Gusung Indah. Pas cher, climatisé et bien entretenu. Mais le choix est vraiment vaste et très équilibré. Le mieux reste vraiment de se rendre sur place et de choisir! Easy game, peut-être moins en haute saison!

Nous voilà partis pour quelques jours de farniente (de l’espagnol « ne rien faire »): entre restos chill out avec vue sur la mer, bronzette, jus de fruits sur la terrasse du bungalow, poissons grillés et tutti quanti (de l’italien « et cetera », lui même du latin…« et tout le reste qui n’est pas mentionné, en somme »). Que le temps passe vite dans ces conditions extrêmes de survie!

Nels trouve, malgré tout, le temps de participer à un match de foot sur la plage avec quelques indonésiens (ils adorent le foot!). Reçu de façon un peu froide et méfiante, Nels a du se faire sa place à coup de petits ponts, ailes de pigeon et coups du sombréro. Malgré les tacles assassins de ses adversaires, il a très vite été adopté par son équipe, surtout si l’on en croit la raclée infligée à l’autre équipe ainsi que les nombreux “Cristianooo” entendus sur la plage. Probablement, en référence à Christian Karembeu.

Pendant ce temps, Angie est toujours absorbée par son bouquin… aux coïncidences étranges.

On bosse aussi. Inconditionnellement. Angie projette le futur. Et c’est pas si simple. En lisant, décortiquant et épluchant les guides. En planifiant, programmant et identifiant notre route. Nels se plonge lui dans le passé. Nos souvenirs composés. En se remémorant, écrivant et racontant nos aventures. Puis, on conjugue nos efforts. La mise en commun de nos travaux imparfaits. C’est impératif. Et les résultats… plus-que-parfait (petite blague Bescherelle).

Entre deux tentatives de snorkeling avortées, la pluie s’invite également à la fête. C’est l’occasion d’une troisième tentative sous une pluie torrentielle! Nous ne verrons pas les tortues géantes. Tant pis. Nous ne plongerons pas, non plus. L’envie n’y est pas. Et on ne va pas se forcer non plus, juste parce qu’il faut le faire. Non, mais!

Vous vous poser probablement la question suivante: “Mais, c’est bien ou pas les Gili?”. Merci de poser la question, c’est utile au texte!

Pour être honnêtes, c’est très beau et dépaysant, mais. Il y a un mais! On s’attendait à des plages plus belles. Plus paradisiaques (à marée basse, c’est carrément pas joli joli). Notre niveau d’exigence est certainement devenu très élevé, notamment après la beauté des plages thaïlandaises. Et en voyant les photos, vous allez probablement avoir envie de nous planter une fourchette sur le front. Mais, n’empêche, on est un peu déçus. Un peu, seulement! Car cela reste magnifique. Ce qui nous a déplu également, c’est de ne pas retrouvé la même ambiance qu’à Bali. Le côté sympa et souriant n’y était pas trop. Bref, c’est bien. Mais sans ce petit plus.

Donc, 4 jours, cela nous suffit. La question qui arrive tout de suite après, c’est: « où poursuivre l’aventure indonésienne? ». Retourner à Bali et se poser dans le sud, à la plage? Se rendre sur Lombok, pour découvrir cette belle île, encore relativement sauvage, grimper le Rinjani (deuxième volcan le plus élevé d’Indonésie, culminant à 3.726 mètres), profiter d’une culture différente (l’île étant musulmane)? On l’avoue, on a la flemme en ce moment. Donc, ce sera la première option.

Back to Bali! Après un trajet un peu plus mouvementé (avec une autre compagnie) et un passage par Trawangan (qui nous a convaincu que Air était une meilleure option), nous arrivons à Legian, au sud de Denpasar, pas loin de Kuta. Pendant le trajet, Angie est victime d’une attaque violente, de la part d’un insecte non-identifié. En quelques secondes seulement, la piqûre gonfle pour atteindre une circonférence d’au moins 12 cm selon Angie (0,5 cm selon la police). Malgré sa phobie des insectes volants, Angie fait preuve d’un calme digne de Maître Funakoshi. Le calmiderm est très vite dégainé. Au final, plus de peur que de mal.

Gili Air en photos, c’est par en bas.

Nels

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