Au pays des Kiwis!

La Nouvelle-Zélande ouvre un chapitre nouveau dans notre aventure. Fini l’Asie. A nous, la civilisation “moderne”, mais avec la tête à l’envers. La Nouvelle-Zélande est un pays qui nous fait tous rêver. Sa situation géographique éloignée nous intrigue. Ses paysages mystiques nous laissent songeurs. Qu’en est-il en réalité? Qu’allons-nous y découvrir?

Le programme est bien ficelé. Et pour cause, Carole nous rejoint dès le lendemain de notre arrivée, pour 19 jours de parcours, du nord au sud, et en campervan. Le camper’ (comme on dit lorsqu’on est cool) n’est rien d’autre qu’un van aménagé en bateau en petite maisonnette, tel le camping-carrr de chez nous! Notre van sera un Jucy, enseigne reconnaissable à sa couleur verte et sa superbe pin-up (la compétition entre loueurs faisant rage). Nous voilà membres de la Jucy’s Family…

19 jours, c’est court. Mais, nous avons la chance (voire l’intelligence, penseront certains) d’atterrir à Auckland, au nord, et de repartir de Queenstown… au sud.

Avant de commencer à parler de notre périple, faisons le point sur le pays, car nous imaginons bien les questions fuser: “Quelle est la capitale?”, “Y savoure-t-on des moules de Zélande aussi bonnes que “Chez Roger”?”, “Quid de l’inflation? », “Le kiwi, avec ou sans cuillère?”, “Quel temps fera-t-il demain?” ou encore “Est-ce que Capri, c’est vraiment fini?”. Popopop, gourmands, pas trop vite, on y vient!

La Nouvelle-Zélande, Aotearoa en maori, est un pays de l’Océanie constitué de deux îles principales (l’île du Nord et l’île du Sud), et de nombreuses autres îles, beaucoup plus petites.

Séparé de l’Australie par la mer de Tasman, le pays possède une faune et une flore très riches et variées. L’isolement géographique du pays a permis à la nature de résister à l’homme pendant des siècles. La population (4 millions d’habitants seulement, pour un pays de la taille de l’Italie) est majoritairement d’origine européenne (80%), tandis que les Maoris forment la minorité la plus nombreuse (14%). Disons sans détours, les Maoris sont casés dans la classe inférieur de la société néo-zélandaise. “Comment”, “pourquoi” et “quand”: en voilà des questions intéressantes, mais dont les réponses exigent un autre support que notre blog de dreamers. Néanmoins, un petit saut dans la très courte histoire du pays permettra de lancer quelques pistes de réflexion.

Les polynésiens furent les premiers à débarquer en Nouvelle-Zélande. Vers l’an 1100. C’est la naissance du peuple Maori. Au milieu du 17° siècle, les européens parviennent pour la première fois en Nouvelle-Zélande, sous les traits d’Abel Tasman, navigateur néerlandais. Mais ce n’est qu’à la fin du 18° siècle que James Cook, capitaine de la marine britannique, pose les fondements de la colonisation européenne.

Schéma classique. On prend les mesures du pays (= on cherche les richesses locales), on parlemente (= on distribue un peu d’alcool, des armes, quelques couvertures et un peu de religion à tour de bras) et on trouve un accord (= pour éviter la convoitise de ses voisins européens, on signe un accord totalement déséquilibré – et mal traduit – avec la population locale, contraintes à l’appui) et HOP, on a une colonie! On force (ou pas) un peu le trait… Formellement, c’est le traité de Waitangi qui constitue l’acte fondateur du pays. Il stipule (en gros) que: les Maoris cèdent toutes leurs terres à la couronne britannique, en contrepartie, la couronne britannique leur accorde TOUTE sa protection ainsi que quelques cacahuètes et un paquet de chips (paprika selon les textes officiels)! Nous sommes en 1840. L’arrivée en masse de colons européens mènera ensuite les Maoris à la révolte (ils se rendent bien compte qu’il y a un léger déséquilibre avec le traité). Celle-ci sera fermement matée lors des guerres néo-zélandaises des années 1860 et 1870 (notons aussi qu’entre 1840 et 1850 la population maori disparaît de moitié).

Pour conclure cette parenthèse historique: en 1893, la Nouvelle-Zélande est le premier pays au monde à donner le droit de vote aux femmes. Le pays acquiert son autonomie totale à la fin du 19° et son indépendance en 1947.

Au niveau géographique, et pour être brefs, l’île du Nord est marquée par le volcanisme et une grande activité géothermique. Tandis que l’île du Sud, très montagneuse, est coupée en longueur par les Alpes du Sud. Le pays fait partie d’un continent appelé Zealandia, à 93 % submergé. Zealandia fait presque la moitié de la taille de l’Australie et est remarquablement longue et étroite.

Vous voilà prêts à embarquer dans notre Jucy Condo!

Auckland

Activités
  • Pour bien commencer: un peu de repos à l’auberge. Notre premier logement du style “auberge espagnole”, mais où on prend, quand même, une chambre privé. Les dortoirs, mouais. Tout le reste est commun: cuisine, salle de bain, salon. On est tombés sur un bon numéro car c’était assez sympa.
  • Les retrouvailles avec Carole. Émotives et tellement naturelles!
  • La prise en main de notre Jucy Condo, de marque Toyota. Angie et Carole insistent pour qu’on vous donne plus de détails. Ok, ok, ladiesZoom sur le van: trois sièges en nubuck à l’avant, banquette et deux sièges multi-confort à l’arrière, table en plastique blanc, micro-couloir vers la cuisine éclairé par des leds T5, évier en inox avec robinet douchette à pression alternée, placards de rangement à espaces vides de rangement, ustensiles de cuisine en acier brossé, gazinière et frigo intégrés, rangements en filet (dont un rangement juste pour Angie & ses boucles d’oreille et un autre spécial entertainment), télévision 32’ avec lecteur DVD laser-disc ultra intégré, mini-chauffage électrique, lit en hauteur et lit transformable au rez-de-chaussée, matelas 17 pouces en fibre optique de trampoline, WC en kit, batterie 12v, prises et raccordement électriques, stores en peau de vachette clipsables, lecteur CD double stéréo FM, vitres électriques avec bouton activateur, kit xénon la guerrière, boîte automatique 5 vitesses, volant très élégant en fourrure de musaraigne, tapis de sol en fibre caoutchouteuse, jantes alliage 17’ diamantées, peinture métallisée, aileron de tunning de marque Sam’s Design & Sport, rétroviseurs chromés rabattables à la main, néons verts sous la carrosserie (en option) et enfin, petit sapin sent-bon en résine d’acacia.
  • Quelques courses dans les nombreux magasins de sport/randonnée du coin. Achat d’une vrai Gore-Tex pour Nels (enfin)!
Miam!
  • L’attente a été longue (depuis Londres), mais dès le premier soir, on s’est fait notre premier Nando’s (on entend d’ici certains crier: « cééé bon! »). Une véritable religion pour Nels, mais Angie en est rapidement devenue adepte. Pour ceux qui l’ignorent, c’est “juste” LE meilleur poulet grillé du monde (et il est d’origine portugaise, en plus!). Chick this out.
Notre avis
  • Dès l’atterrissage à l’aéroport d’Auckland, on sent bien qu’on va se plaire en Nouvelle-Zélande. Auckland n’a rien de comparable aux grandes métropoles européennes. C’est paisible et on s’y sent comme dans une petite station balnéaire de la mer du Nord. La ville ne nous a pas plus marqués que ça, mais elle nous éclaire déjà sur ce qui nous attend: la Nouvelle-Zélande, c’est un peu le pays des Bisounours dans le décor des Télétubbies. Un pays où tout semble fonctionner parfaitement. Où les gens sont zen, gentils et serviables.

Coromandel

On the road…
  • …de belles collines vertes. Le temps est maussade, mais peu importe. Une route qui semble s’enfoncer dans une mer de plus en plus sauvage. Le spectacle est magnifique. Pour ne pas trop dépayser Carole, on essaye de trouver des parallèles avec l’Europe. Ici, c’est surement la Bretagne.
Activités
  • Une nuit de plus de 17 heures. C’est notre première nuit dans notre Jucy. Et elle dure sans qu’aucun de nous ne se réveille. Il est 16h et ça nous fait un bien fou.
  • La Hot Water Beach. Des sources d’eau chaude sur la plage. Le temps est brumeux, mais ça ajoute encore plus de mystère à cette plage. Malgré une arrivée tardive (la marée était déjà trop haute), on parvient à sentir l’eau brulante sous le sable. C’est intenable tellement la température est élevée. C’est notre première rencontre avec un phénomène géothermique de ce type.
  • Cathedral Cove. Une belle promenade à travers la forêt et le long de la mer nous emmène jusqu’à une plage, où règne en maître le rocher de Cathedral Cove. Après un vrai parcours du combattant, dans la boue et de liane en liane, on arrive à la plage où le rocher est… fermé! Petite désillusion. Sur le retour, Nels propose de rentrer plus vite et de ramener le van. Ainsi les filles qui n’arrêtaient pas de se plaindre auront moins de distance à parcourir. L’idée semblait bonne. Mais c’était sans compter sur un Pierre Richard toujours présent marécage bien dissimulé. Nels s’approche. Hésite à traverser. Aucune autre solution pour passer de l’autre côté (‘fin c’est ce qu’il dit). Il lance un bâton, celui-ci reste à la surface. OK. Un pied, d’abord… Plouf! Pas le temps de se rattraper: Nels s’enfonce jusqu’à la poitrine en une fraction de secondes. Juste le temps de tendre le bras en l’air et de sauver l’appareil photo. Moins de chance pour l’iPhone. Tué, non pas par l’eau (il était sec), mais probablement par la frayeur causée par l’incident. R.I.P. iPhone.
Miam!
  • On blinde notre premier KFC. Dans une toute petite ville, perdue au milieu de nulle part. C’est pas bon. Ce sera donc le dernier.
  • On se fait notre première bouteille de vin. C’est pas mauvais. Ce ne seracertainement pas la dernière.
Comme d’habitude…
  • …on conduit à gauche. On s’y fait très vite. Même si parfois, on oublie. Heureusement à trois, il y en a toujours un pour rappeler à l’autre qu’il roule à contre-sens. Le plus difficile étant les rond-points, qu’on est toujours tentés de prendre à l’envers.
  • …on s’installe dans un Family Park. C’est là qu’on se dit que les néo-zélandais pensent à tout. Ce sont des campings (emplacements et logements) où tout est impeccablement prévu. Toilettes, douches, cuisine, internet, lavoir, raccordements à l’électricité et à l’eau, barbecues, plaines de jeu… Bref, notre mode de voyage n’a plus aucun secret pour eux. Le vrai plus (pour nous) c’est que Jucy nous offre 2 personnes sur 3 dans tous les campings de la chaîne Family Park. Une aubaine qui nous fait économiser beaucoup de sous.
  • …on fait nos premières “grosses courses” (terme cher à Angie). Chez Pack’n Save. Un Colruyt, plus haut de gamme, dont on est tombés sous le charme. Des éléments de base, quelques provisions et des coups de cœur: le pain Vogel (recommandé par les Karmich, à juste titre), le vin néo-zélandais et australien (moins cher que pas cher), les biscuits Anzac (en hommage aux soldats néo-zélandais et australiens envoyés sur le front de la première guerre mondiale), la marque locale Pams et son succulent Nutella – Azelnut.
Private Joke!
  • C’est à Coromandel, et plus précisément lors de notre premier réveil à Hehai, qu’est née notre chanson-réveil: “Oui, Jérôme…c’est moi…non, je n’ai pas changé…” de C. Jérôme. Plus d’infos? Par ici.
  • “Oooh my cameraaa!”. A la fin de notre visite de la Hot Water Beach, un vieux monsieur essaye de faire son Fangio en nous doublant lors de la traversée d’un mini-canal sur la plage. Le courant était plus fort que prévu. Les filles hésitent à passer. Nels fonce et glisse, avant de se rattraper in extremis. Pour Monsieur “Oooh my cameraaa”, il n’en est pas de même. Pied gauche sur un rocher invisible, jambe droite qui fout’l’camp, main gauche qui plonge la première, suivie de très près par la tête, tentative de redressage… manquée! Ploufet replouf après la troisième tentative. Ni la main tendue de Nels ni le regard passif de Carole et encore moins le “Carooo aide-le nom de djiouuu” d’Angie n’y feront rien. Il est tombé. Il s’est relevé? Oui, mais sans son appareil photo (avec toutes ses photos de vacances), emmené par les flots. Un silenceet ce cri chargé de terreur qui nous hantera pour le reste de la soirée: “Oooh my cameraaa”. Il est trop tard, mon pauv’ monsieur. Nos recherches sont vaines. Au revoir l’artiste. Adieu Fujitsu JZY-5000.
Notre avis
  • Pour une première étape en NZ, c’est top. Une approche douce et belle dans un décor charmant. La pluie ajoute quelques degrés au mysticisme déjà riche de ces paysages. Coromandel vaut le coup, c’est sur.

Rotorua & Taupo

On the road…
  • …ça commence à sentir l’œuf pourri. Et pour une fois ce n’est pas nous. Mais bien l’activité géothermique débordante dans la région. Des phénomènes étranges, dont nous ne maîtrisons pas la teneur, se déroulent sous nos pieds. Ce qui est sur, c’est que de la fumée se dégage de nombreux endroits (bosquets, geysers, bouches à égouts) et que ça sens pas hyper bon.
Activités
  • Visite de Wai-O-Tapu. Oui, ce diront certains: Waïe oh ça pue. C’est le cas dans ce site touristique, réputé pour accueillir un nombre impressionnant de phénomènesgéothermiques. La cerise sur le gâteau, c’est le geyser. Celui-ci est sensé s’activer à 10h15 tous les matins. Intrigués par cette précision, nous sommes présents à l’heure. Le geyser serait-il suisse? Eh ben, non! C’est la douche froide. La déception lorsque surgit de l’ombre: un animateur, un sandwich un savon dans la main. Vous l’aurez compris. Le geyser est provoqué tous les jours à la même heure. C’est du toc. Du chiqué. Une supercherie. On s’arrache plus vite que prévu. Débute alors la visite du parc en tant que tel. Et vraiment, c’est beaucoup mieux. Des lacs de couleur jaune fluo, de la fumée qui sort du sol, des couleurs, des cratères qui bouillonnent. Le paradis du petit chimiste. L’honneur du site est sauf.
  • Les sources naturelles d’eau chaude se multiplient dans le coin. On nous en conseille une, gratuite et sauvage. On ne refuse pas cette opportunité. Rendez-vous à Kerosene Creek pour un jacuzzi naturel dans un cadre idyllique. Excellent!
Miam!
  • Carole découvre le Nando’s. L’initiation se passe sans encombre. La secte compte une adepte de plus dans ses rangs.
  • Assurément, l’un des plus beaux moments de notre voyage. Les néo-zélandais ont tout compris, ils mettent des barbecues publics à des endroits stratégiques. On saisit la balle au bond et on s’installe au bord du gigantesque et splendide lac Taupo. Le soleil s’apprête à se coucher. Les entrecôtes géantes grillent à côté de quelques poivrons… Une bouteille de rouge et on se laisse vivre devant ce spectacle M.A.G.I.Q.U.E.!
Comme d’habitude…
  • …on cherche le Family Park local pour pouvoir profiter de l’offre Jucy: 2 gratuits & 1 payant. Sauf que cette fois-ci, on tombera sur un néo-zélandais bien local et très sympa (pas avare en conseils, on a du le freiner sinon on dormait au comptoir) qui nous dira dans son anglais incompréhensible: “Achtally you’r’no’two ba’t’i? No ‘ories ‘atie…let’s da li’ you’r’two”. En gros, on a rien payé! Thanks mate!
Private Joke!
  • Perdus au nord de Rotorua, les deux filles sont en effervescence à l’avant du van, entourées d’une multitude de cartes routières. Nels conduit (peut pas tout faire, le pauvre). Carole abandonne, non sans lancer quelques regards vides sur les cartes. Angie bouillonne et explose en donnant naissance à cette phrase, devenue culte pour nous: “Carrrooole! T’as des douuutes…”. Au final, c’est Nels qui a eu des doutes et a retrouver le chemin. ‘Fin, c’est ce qu’il prétend!
Notre avis
  • Waouh! Nos premiers lacs. C’est extraordinaire. On ne peut que se sentir bien dans ce pays. Toutes les conditions sont assurées pour que le visiteur profite au maximum de la richesse naturelle extraordinaire du pays. C’est beau, c’est calme, c’est diversifié. On se délecte sur la route, pendant nos pauses, au cours de nos visites… Malgré notre légère déception au geyser et le manque de temps pour approfondir notre connaissance des phénomènes géothermiques de la région, on ne peut que recommander ce coin.

Tongariro

On the road…
  • …on arrive de nuit. Juste l’occasion de constater qu’il existe encore des coins vraiment sauvages et isolés.
Activités
  • Si on vient dans la région, plus précisément dans le parc national, c’est pour ses 3 volcans: le Tongariro, le Ngauruhoe et le Ruapehu. Une journée de trek (le Tongariro Alpine Crossing) pour gravir le Tongariro et approcher des paysages lunaires hors du commun. Tout au long du parcours (bien balisé, parfois trop), on a la sensation d’être dans la trilogie du Seigneur des Anneaux. Et pour cause, le film a été tourné en NZ et quelques scènes sur ces lieux. C’est vraiment magique. Grimpette, plateaux, lacs émeraude à près de 2000 mètres d’altitude, etc. 19,5km pour 8h de marche, c’était hard. Bravo à Carole pour son endurance (“tu vois qu’tu peux l’fairrr…et tu l’as fait!”), et tout ça, alors qu’Angie n’entendait même pas son souffle!
Miam!
  • Nos premiers fish’n’chips. Pas une révélation, mais c’est une grande “spécialité” néo-zélandaise. Un élément qu’ils partagent avec les britanniques. Et ce n’est pas le seul.
Comme d’habitude…
  • …on profite des commodités des campings pour faire nos machines, prendre une bonne douche et se faire des petits plats. Toujours accompagnés de rouge. C’est la règle.
Notre avis
  • Incontournable. Vraiment!

Wellington

On the road…
  • …c’est la première fois qu’Angie passe derrière le volant. Sans surprise, aucun problème. Bien entourée, épaulée, rassurée (elle aime bien exagérer ses craintes juste pour être chouchoutée), son application et son talent naturel en ont fait une vrai pilote.
Activités
  • Quelques balades dans la capitale. Sur le port, dans les parcs, sur Cuba Street. Au coucher du soleil et une autre en journée. Les gens sont relax. Qu’ils soient en costume, en mini-short ou en training, ils semblent prendre la vie du bon côté. Les bars sont pleins. Les parcs voient enfants, parents et skaters s’amuser ensemble. Les rues sont prises d’assaut par les joggeurs. Les promeneurs se dirigent vers le port. Une ambiance détendue règne en maître dans la ville.
  • La visite du musée Te Papa. Génial. Un voyage au cœur de ce qu’est la Nouvelle-Zélande. De la création de l’univers, à la complexité de la faune et de la flore, aux explications scientifiques des divers phénomènes frappant le pays (tremblements de terre, inondations), à la culture et l’histoire maori, en passant par la colonisation européenne. Le tout avec pédagogie et interactivité. On pourrait y passer des heures, voire des jours. On simule un tremblement de terre, on découvre des espèces d’oiseaux jamais vues, on voit de près le squelette d’une baleine, on découvre le matériau sacré des Maoris – le pounamu. Le plus fou? C’est gratuit (impensable dans nos contrées). Un seul petit goût amer: on comprend bien en sortant de là (après avoir notamment lu le traité de Waitangi) que les Maoris ont été les dindons de la farce (pour rester poli). C’est pas une surprise, mais c’est ce petit sentiment d’injustice demeure dans nos petites têtes…
  • C’est à Wellington que nous quittons l’île du nord. Un ferry (pas donné) de quelques heures avec notre petit van. Direction Picton sur l’île du sud.
Miam!
  • Première viande d’agneau pour les filles. Un régal.
  • Premières ginger beer, encore pour les filles. Une nouvelle coutume est installée: la petite ginger beer avant de dormir.
Comme d’habitude…
  • …on tente de se mater un film sur le magnifique écran plat du van. Ce soir, c’est Gerry. Les filles auront tenu 13 minutes. Nels (heureusement) était sur le pécééé…!
Notre avis
  • Une ville à l’image du pays. Agréable, belle, paisible. La qualité de vie semble extraordinaire. Autant Auckland était sympa, mais sans plus. Autant la capitale Wellington est une ville qui nous a marqués. On se disait sans arrêt: “Qu’est-ce qu’ils ont de la chance, qu’est-ce qu’on pourrait bien s’installer ici”. Wellington marque aussi la fin de notre parcours dans l’île du nord. Qu’on a adorée. Au risque de se répéter: ce pays est génial. Tout est parfait. Les paysages, les villes… Tout est d’une beauté cartepostalesque. De plus, l’ambiance qui y règne est zen et agréable. Les adjectifs nous manquent pour le décrire.

Nelson

On the road…
  • …après avoir débarqué de notre ferry “royal”, nous nous lançons dans les lacets de la Queen Charlotte Road. On découvre une nouvelle facette de ce pays. Les paysages sont toujours aussi sublimes, mais on voit surgir des criques isolées, des plages aux eaux cristallines, un relief accidenté et des milliers d’îlots. On prend notre pied!
Activités
  • Nelson est une ville étape. On y fera une petite promenade pour visiter le centre et l’emblématique église. Une petite ville aux artères perpendiculaires, aux maisons d’inspiration victorienne. On a parfois l’impression d’être quelques siècles en arrière, en Angleterre.
Miam!
  • Des moules! Et quelles moules. Elles sont géantes et vertes! A Havelock, berceau de la moule néo-zélandaise. Un délice. Autour de 10 cm chacune. Une bouteille de blanc, pour changer!
Comme d’habitude…
  • …on se rend au I-site. Il y en a partout. Dans toutes les villes, tous les bleds, tous les coins isolés. Késako? Le centre d’information local. On y trouve tout! Et pour ne pas changer, c’est super bien ficelé. On a ainsi pu préparer notre étape suivante, obtenir des conseils avisés, connaitre l’horaire des marées, etc.
  • …le réveil de Carole n’arrête pas de sonner. Sans que personne ne sache y mettre fin.
Notre avis
  • Nelson pour Nels, c’était une évidence. Il y était comme un prince sur ses terres, comme Esteban dans les cités d’or, comme Ronaldo sur un terrain de foot ou encore comme Didier Gustin sur une scène. Incontournable, donc!

Abel Tasman

On the road…
  • …après quelques routes en gravier, avoir traversé Takaka et Motupipi, on arrive au parc national d’Abel Tasman.
Activités
  • On y a pris goût: c’est reparti pour un trek d’une journée. Dans le nord du parc. Une première partie dans la forêt, entourés de fougères (symbole national). On enchaîne sur une plage paradisiaque où quelques oiseaux se baignent allègrement. Après la plage, la forêt, et puis la plage, et encore la forêt. Au passage du cap nommé Separation Point, on découvre nos premières otaries. A quelques pas de nous. On est bluffés. On est émus!
  • Notre passage par les baies de Mutton et d’Anapai, nous amène à rencontrer des oiseaux au long bec rouge, des sauterelles, de nouvelles otaries (qu’on devra enjamber pour poursuivre notre route, Nels se fera même poursuivre par l’une d’entre elles, en faisant son Fangio), des sortes de canards surprenants, etc. C’est mieux qu’au zoo! On conclut le parcours par une petite partie de bronzette sur la plage, sans baignade (l’eau était glaciale). Ce trek est une véritable immersion dans la nature. 21km de rêve.
Miam!
  • Angie nous concocte enfin notre premier bolo. Un peu sucré (style sauce barbec’), mais bon malgré tout! En pleine nature, assis au coin du feu, un verre de rouge en main, à scruter les étoiles, bercés par le bruit des vagues. Avions-nous déjà vu un ciel aussi grandiose? Le genre de moment qui reste gravé…
Comme d’habitude…
  • …on doit payer pour garer notre van pour la nuit. Mais ici, il s’agit de notre premier DOC. Un camping appartenant au parc national et géré par les Rangers. Nous sommes en pleine nature, les seuls aménagements sont des zones prévues pour faire du feu et des tables de pique-nique. On glisse une petite enveloppe dans la boîte aux lettres pour nous acquitter de notre dû et c’est parti pour la nuit!
Private Joke!
  • Alors qu’on se régalait au coin du feu, on entend des bruits étranges. Il est inutile de vous préciser qu’il fait noir de chez noir! On prend nos torches, et avec grande surprise, on aperçoit deux oiseaux à côté de nous! On s’enflamme, on prend des photos. C’est certain: ce sont des kiwis (oiseau nocturne et symbole national). On va y croire dur comme fer, mais avec le recul, on est forcés d’admettre qu’il ne s’agissait probablement que des “poules sauvages”! Snif…
Notre avis
  • Tous les guides conseillent le parc d’Abel Tasman. On ne peut qu’emboîter le pas. Mais avec une précision: prévoyez 3 à 4 jours, voire une semaine, dans le coin. Il nous reste encore beaucoup à découvrir. Quelle richesse!

Fox Glacier

On the road…
  • …beh, on a failli y rester, on the road! Après quelques heures de route, on s’arrête dans le seul bled à des kilomètres à la ronde pour abreuver notre monture. Il est 11h23. Le calme qui règne à la pompe nous interpelle, et pour cause, toute la ville est F.E.R.M.E.E. de 11h à 15h à cause d’une coupure d’électricité planifiée. C’est la tuile! Nous voilà coincés! Mais on ne sera pas les seuls. C’est la seule station essence pour toute la région. Au final, ces quelques heures de repos, agrémentées de quelques sandwich à l’œuf, nous auront fait du bien.
Activités
  • Sur le chemin de Fox Glacier, on emprunte une magnifique route bordant la mer. Malheureusement, la pluie a fait son apparition. Téméraires, on s’arrête tout de même à hauteur du Truman Track pour voir les célèbres Pancakes. Des rochers. Un petit chemin de 15 minutes est sensé nous y mener. On arrive au bord de la mer. Effectivement, il y a des rochers. C’est qu’on y est. On est trempés jusqu’aux os. On se dit: “tout ça pour ça!”. 3 minutes 54” de visite plus tard, on repart un peu décontenancés (mais bien au chaud). Quelques mètres plus loin, c’est la révélation lorsque nous croisons un panneau indiquant: “Turn left for the Pancakes”. Pfff, on n’a plus le courage. Tant pis! Nels reste lui persuadé que c’était tout de même les Pancakes que nous avons vues. Et les crêpes, il connait.
  • La visite de Fox Glacier. On a choisi de faire une simple balade. Exit l’hélico ou les expéditions qui montent sur le glacier. C’est peut-être pour cette raison que nous n’avons pas été plus émerveillés que ça. Néanmoins, toutes les explications relatives à la formation de ces rivières de glace sont très intéressantes.
  • Une ballade autour du lac Matheson. On le fera deux fois. Une fois, après la pluie. Une seconde sous le soleil. Une promenade de 1h dans une magnifique forêt pluviale. Cela vaut le coup. Tout comme l’effet miroir du Mont Cook (plus grand sommet de Nouvelle-Zélande) dans le lac.
Miam!
  • Du côté de Hokitika, on se fera nos seconds fish’n’chips dans une espèce de friterie locale, bien comme chez nous: “Claaaude, met moi de la sauce mamouth…! Oui, à parrrt…comme José!”
  • Un de nos meilleurs repas: des côtes d’agneau grillées au barbecue, accompagnées de pois chiches. Plus jamais, nous ne savourerons des côtes d’agneau de la même façon! C’était succulent. Tout ça pour le prix de quelques merguez en Belgique.
Comme d’habitude…
  • …les jours de beau temps alternent avec les jours de pluie. On profite de l’un de ceux-ci pour ne rien faire et rester posés à Fox Glacier. L’occasion pour Angie & Nels de tenter de préparer l’Australie.
  • …après Florence Foresti et Gad (ça vieillit mal), on se fait Jeux d’enfants avec Canet & Cotillard. Mouais!
  • …on se réjouit de déjeuner (ok, surtout Nels). Du pain Vogel (quel rêve, mais quel rêêêve!), du nutella, du café, des œufs… Ça peut paraître banal, mais après 5 mois en Asie, c’est merveilleux!
Notre avis
  • Probablement, le coin qui nous aura le moins plu. Malgré la beauté de ces paysages alpins. Par ailleurs, c’est ici que nous avons pris la décision de ne pas aller au Mont Cook. Cela aurait impliqué un énorme détour. Cette décision profite au sud du sud du sud de l’île: la région des Catlins.

Wanaka

On the road…
  • …on est toujours aussi impressionnés. Les paysages sublimes se succèdent, mais ne se ressemblent pas forcément. La route qui mène à Hawea et Wanaka passe entre les deux gigantesques lacs de la région: le lac Hawea et le lac Wanaka! La vue du premier, en fin de journée, était un moment unique! D’une pure beauté!
Activités
  • Puzzling World. Ca peut paraitre idiot. D’ailleurs quand Angie l’a proposé, on s’est un peu moqués. Mais, finalement, c’était excellent! Une sorte de musée du puzzle, des casses-tête, des effets de perspective, des illusions. Avec en prime, un labyrinthe géant. C’est l’attraction du coin. Et, en toute honnêteté, on y passe un super moment! Il y a notamment une pièce où un effet de perspective associé à la taille des objets permet de créer l’illusion petit><grand. C’est la base de l’effet utilisé par Peter Jackson (réalisateur du Seigneur des Anneaux) pour faire des hobbit des petits êtres.
  • Promenades dans la petite ville de Wanaka et au bord de son magnifique lac.
Miam!
  • Une overdose de côtes d’agneau. Le package le moins cher au supermarché contenait une douzaine de côtes d’agneau! Oui, c’était trop! Le barbecue du lac de Wanaka s’en souvient!
Comme d’habitude…
  • …on doit faire pipi. Non, ce n’est pas anodin! En Nouvelle-Zélande, on a TOUT LE TEMPS envie de pisser. L’un de nous a été jusqu’à se lever 7 fois pendant la nuit. Et quand on sait qu’il faut sortir du van, affronter le froid et la pluie, pour atteindre les toilettes, pas la peine de préciser que c’était urgent! De nombreuses théories se sont affrontées sur les raisons de ce phénomène paranormal.
  • …on fait gaffe à l’environnement. Pas le choix. Les néo-zélandais sont extrêmement attentifs et sensibles à la protection de leur patrimoine naturel. Comme on les comprend!
Private Joke!
  • Nels s’est coincé le doigt, tout seul, en se battant avec la table de camping. Pierre Richard est donc toujours bien avec nous!
Notre avis
  • Région sublime, à ne rater sous aucun prétexte! Extraordinaire beauté et diversité naturelle. Les lacs, les forêts, la ville de Wanaka.

Les Catlins

On the road…
  • …une longue route pour arriver dans le sud! Et une première nuit en camping sauvage. Aucun souci à signaler!
Activités
  • La région est jalonnée de beaux sites à visiter. C’est ce que nous avons fait. Un peu de route (la Southern Scenic Route), un site, un peu de route, un site et ainsi de suite.
  • Nugget Point et son phare. Difficile de décrire ce qu’on y ressent. D’autant plus quand les conditions climatiques sont “défavorables”. Magique, on l’a déjà beaucoup utilisé. Unique, aussi. Mystique, peut-être. Exceptionnel, surement. La sensation d’être à la fin – d’un point de vue géographique – de la terre. Ça libère. Ça oxygène. En contre-bas, quelques otaries s’amusent dans l’eau.
  • Surat Bay. Une baie célèbre pour ses lions de mer. Plus imposants que les otaries, ils viennent se reposer sur le sable. On se promène sur cette longue et splendide plage. En vain. Pas de lions de mer. Déçus, on prend le chemin du retour. On se trompe et on est obligés de traverser les dunes. Tout d’un coup: GRRROUAAAWWW! Angie & Carole pétrifiées s’immobilisent. Nels, un peu en retrait et vu qu’il est à moitié sourd, n’a rien entendu. On hésite. On se regarde. On bouge lentement; et puis, IL EST LA! A peine à un mètre de nous. Une énorme bête, géante, qu’on vient de déranger pendant sa sieste. On est heureux comme des gosses. Nous resterons de longues minutes à l’observer. Réellement impressionnant.
  • Purakauni Falls. De belles chutes dans la forêt. Cette dernière est même plus impressionnante que les dites chutes.
  • Cathedral Caves. Une immense grotte sur la plage. Ouais, c’est pas mal. Mais le plus beau (à nouveau) est la forêt pluviale qu’il faut traverser pour rejoindre la plage. Des arbres impressionnants, aux tronc torturés, une végétation d’un vert extrêmement lumineux, des fougères immenses et de la mousse partout!
  • Curio Bay. On s’y arrête pour voir la forêt fossilisée. Peu emballés au départ, on est bluffés. Il y a près de 170 millions d’années, pendant l’ère du jurassique, une forêt y régnait en maître. Détruite par des pluies gigantesques, des torrents de boue, des coulées de lave, des cendres volcaniques et des rochers, elle a été fossilisée par le silice contenu dans la roche volcanique. Le résultat est déroutant: des morceaux de bois, voire des troncs entiers, pris au piège par des rochers. Avoir la chance de voir ce phénomène autant de millions d’années plus tard: c’est speachless!
  • A Curio Bay, nous avons également eu l’occasion d’assister à un spectacle génial: le débarquement des pingouins aux yeux jaunes. Après une longue attente (on nous avait dit à 16h15 et on avait eu peur que, comme pour le geyser, ce soit un coup monté – du style les pingouins débarquent tous en autocar pour le show du soir), on a eu la chance d’assister à l’arrivée d’un seul pingouin. Tout mignon, hésitant, mais bravant le courant et les violentes vagues qui frappaient les rochers. Angie, inquiète, a voulu plonger pour le sauver. Il est habilement parvenu à rejoindre son petit “chez lui”. C’était émouvant. Un grand moment!
  • Slope Point. Le point le plus au sud du pays. On s’y est arrêtés quelques minutes, juste le temps d’observer ces arbres aux formes étranges, pliés et travaillés par le vent. Et nous avons fait la promenade jusqu’au bout (Carole tient absolument à mentir sur ce point).
Miam!
  • C’est à Curio Bay qu’Angie a découvert les célèbres meat pie from New Zealand. Des tourtes fourrées à la viande (« à la carbonnade de ma maman », dixit l’intéressée). Elle a aimé!
  • On a fait escale à Tuatapere, capitale mondiale de la saucisse. Nous sommes samedi soir, le seul bistro-bar-snooker-resto de la ville est ouvert. C’est ici que ce sont rassemblés tous les locaux. On s’est bien marrés à les observer: des bichons bien locaux, quelques cow-boys, des gars très classe, des ouvriers, les notables du coin, etc. C’est bien le bout du monde! Et point de vue saucisses, elles ne valaient pas Strasbourg!
  • Il n’y a pas que nous qui nous sommes régalés. A Curio Bay, une mouette s’est enfilée, à elle seule, une côte d’agneau entière! Vorace la mouette.
Comme d’habitude…
  • …on tombe sur quelques phénomènes. L’exemple le plus frappant est celui d’un couple venu sur Surat Bay, à coup sur, pour voir des lions de mer. Nous voyant dans les dunes entrain d’observer “quelque chose”, après avoir esquivé notre bonjour et à peine répondu à notre “venez-voir”, ils n’ont rien trouvé de mieux que de continuer leur petite promenade sans prêter attention à ce cadeau de la nature.
  • …on regarde les collines avoisinantes, vertes et bondées de moutons. Ce n’est pas pour rien que l’on dit qu’en Nouvelle-Zélande, il y a plus de moutons que d’hommes.
Private Joke!
  • Au cours du voyage, on s’est rendus compte de pas mal de paramètres linguistiques intéressants. Angie & Carole ont un bon accent bien belge. Nels n’est pas si loin. Carole aime imiter François l’Embrouille ou c’est l’inverse!? Angie est la championne des expressions (on se souvient tous de son célèbre: “rouge comme une carotte”). Carole aime bien gueuleyyy quand elle est heureuzzz! Nels est portugais donc il a toutes les bonnes excuses pour ses fautes de français. Angie & Carole se sont d’ailleurs lancées dans un concours de la plus belle “perle”. Le classique “j’aiii duuur” étant dépassé. Angie s’est surpassée aux Catlins avec un superbe: “Tout le monde va prennent une douche?”. Carole a rétorqué dès le lendemain: “C’est incrrroyable, c’est à 365°”.
  • En grande forme aux Catlins , Angie nous a fait un “vas-y que j’te nie l’english qui me parle et que j’comprends que dalle” S.O.M.P.T.U.E.U.X. Elle faisait la vaisselle. L’homme, qui jusque là passait une bonne soirée, s’approche de sa casserole (à côté d’Angie), visiblement gêné, il lui lance quelques mots du style: “J’espère que c’est prêt maintenant”. Angie amorce alors un mouvement rarement vu (même chez les gymnastes d’ex-Europe de l’est): corps figé, mains dans l’eau, épaules en rotation à gauche pendant que la tête opère un renversement oblique de gauche à droite, se retournant complètement sur Nels (mort de rire) et lui lançant un regard vide d’une violence inouïe, telle un petit lapin pris dans un piège à loups. L’homme, meurtri (comme celui de la plage de Koh Phi Phi, voir nos aventures en Thaïlande), s’est probablement enfilé son plat de pâtes avant de se jeter dans le lac voisin!
Notre avis
  • Cette région est souvent délaissée car trop lointaine. Nous avons également failli la rater. Mais on ne regrette pas notre choix! C’est vraiment sublime. On a pu y voir des espèces animales insensées, parcourir des lieux qui semblent perdus au bout du monde, à quelques milliers de kilomètres (2.200km) seulement de l’Antarctique. Surprenante et intéressante région.

Fjordland

On the road…
  • …notre seconde nuit hors des sentiers balisés. Des étoiles filantes, des bruits étranges, des animaux.
Activités
  • Pendant que les filles faisaient une sieste, Nels s’est lancé dans un trek de 2h à travers la jungle (certains diront forêt, mais ‘faut varier le vocabulaire). Ascensions, marécages, chutes d’eau, arbres, pièges, cours d’eau à traverser, chutes, un dénivelé de 700m en 1h, pour arriver à un cours d’eau d’une pureté sensationnelle. Une vraie aventure, un parcours commando inoubliable! Sans oublier, la rencontre de Lara Croft dans cet enfer (on pèse nos mots) naturel. Aaah.
  • Dans cette région, il y a évidemment les sounds à explorer. Mais, en réalité, ce sont des fjords et non des sounds – le premier est une vallée glacière très profonde qui se prolonge en-dessous du niveau de la mer et est rempli d’eau salée, alors que le second est une vallée moins profonde creusée par une rivière). Il y a divers moyens de “le faire”. Nous avons opté (“mais qu’est-ce qui nous a pris?” répètera Carole à de nombreuses reprises) pour l’immersion au détriment du voyage passif. Pour le kayak dans les fjords, au lieu de la croisière peinard! Ce choix était le bon.
    Direction le plus célèbre des fjords, le Milford Sound. On nous a équipés comme des professionnelles et nous avons sauté dans nos kayaks pour un tour dans la mer, dans le néant. Une mer noire, extrêmement profonde, un brouillard épais et une pluie fine, on faisait pas les fiers. Mais c’est une expérience extraordinaire. Aucun regret!
Miam!
  • D’excellentes pâtes au saumon, en mode sauvage! Avec en entrée, la petite boîte de sardines portugaise.
Comme d’habitude…
  • …on a passé un peu de temps à trier les photos. L’occasion (déjà) de se remémorer quelques bons souvenirs et de renouveler quelques fous rires.
  • …on est attaqués par des centaines de sandflies. Le sandfly est un nom générique donné à toute une série de bestioles volantes qui piquent! A Milford, c’est vraiment l’horreur.
Notre avis
  • Il faut l’avouer, c’est un peu la déception. Peut-être parce qu’il y avait une énorme attente concernant cet endroit. On a pas été plus emballés que ça par les paysages ni par les fjords. De plus, le climat n’était pas propice et la visibilité très limitée. Heureusement, le kayak a vraiment été une chouette aventure. Ce n’est donc pas le lieu que nous conseillerions en premier en Nouvelle-Zélande, même si ça reste spécial!

Queenstown

On the road…
  • …on regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour profiter de l’extraordinaire lac de Queenstown. Des points de vue (sur la route Te Anau – Queenstown) qui laissent sans voix.
Activités
  • Des ballades dans l’ultra charmante ville de Queenstown. Une fois de plus, on se verrait bien vivre ici. Boulot la semaine dans un cadre superbe et paisible, le weekend à la pêche ou dans les montagnes.
Miam!
  • Pour fêter la fin de ce périple de rêve, un resto de rêve: Nandooo’s! Inutile de vous dire que c’était divin. Comme d’hab!
  • A Queenstown, il y a une adresse à ne pas rater. Ils sont célèbres dans le monde entier: les Fergburger. Un  délice.
  • Un petit regret. Celui de ne pas avoir testé le très chaleureusement recommandé: Burger Fuel!
  • Le Nando’s n’ayant pas suffit à fêter la fin de notre trip, Carole nous invite dans un des plus beaux restos de la ville. Huîtres, entrecôtes de rêve, vin de qualité, plateau de fromages en dessert, que demander de plus! C’est du luxe pour des baroudeurs comme nous! Merci Caro!
Comme d’habitude…
  • …on cherche une (bonne) connexion Internet. C’était nettement plus simple (et moins cher) en Asie.
Divers
  • C’est ici qu’on quitte notre Jucy Condo, la larme à l’œil. Après plus de 3.500km, on ne peut que recommander cette société de location. Celui-ci nous aura coûté 50% de notre budget (essence comprise). On passe notre dernière nuit néo-zélandaise dans une chambre, ça change! Mais, à trois, pour ne pas être trop dépaysés!
Notre avis
  • Queenstown est vraiment un petit coin de paradis. Un point final en or.
En conclusion

La Nouvelle-Zélande ne faillit pas à sa réputation. Ce pays est un véritable trésor. Tant pour ses visiteurs que pour ses habitants. On s’imagine souvent y vivre, telle est la sérénité qui se dégage de ses villes. Pour la nature, elle compense largement l’absence de l’aspect “culturo-historique” du voyage. Pour le reste, tout est dit plus haut, et aussi ci-dessous, avec nos photos! Un pays qu’on recommande les yeux fermés. Tout y est parfait.

Un bémol? On aime bien être sévères et trouver tout de même des points négatifs. Sans hésitation, ce qu’il nous a manqué ici, et c’est un peu lié au mode de voyage, c’est le contact avec les gens. Avec le recul, c’est ce qui nous a le plus marqué en Asie et, ici, c’est différent. C’est plus occidental comme approche. Et ce, malgré la gentillesse des néo-zélandais.

Le sentiment qui prend le dessus dans notre analyse (très subjective) de ce pays? C’est juste le PLUS BEAU pays (d’un point de vue “décor”) dans lequel nous avons eu la chance de voyager.

Pour conclure, nous voulons encore remercier Carole. Un si long voyage, pour venir supporter deux chi**** dont elle était débarrassée depuis quelques mois, beau sacrifice! Merciii!

Pour les photos tant attendues, le rêve débute plus bas!

Nels

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5 commentaires sur “Au pays des Kiwis!

  1. Aahhh a terra dos Nelsons! 🙂
    Que paisagens espantosas. Entäo esses lagos WOW!
    Vejam là essas garrafinhas de tintol…Fez-me lembrar « Cougar town ». he he he
    Beijinhos
    be safe

    J'aime

  2. pas encore eu le temps de lire tout jusqu'au bout (c long, mais toujours aussi chouette à lire), mais çà donne vraiment envie de visiter la nouvelle zélande, surtout pour tous ces phénomènes volcaniques…çà doit etre impressionnant à voir.

    bizz de nous 3, vous nous manquez

    Wils Delph et Diego

    J'aime

  3. Article Grandiose!!
    Que de magnifiques souvenirs, et dire que j'y étais ;o) Vous avez super bien retracé tout ce qu'on a vécu, je m'y revoyais… (quelle mémoire)
    Alala c'était quand même TROP GENIAL, et encore, c'est peu dire.
    Gros bisous à vous 2

    PS : Heu, il y a qqn qui peut expliquer à ma collègue pourquoi j'ai pleuré de rire derrière mon PC ?? Merci pour ce « revival » des private jokes :o)

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